Dans le Mayo-Tsanaga, l’alternance entre pluies violentes et longue saison sèche bride la production agricole. Pour sécuriser les récoltes, le PIDACC/BN-Cameroun débloque 207,4 millions de FCFA TTC pour aménager le bas-fond de Moudi, dans la commune de Bourha. L’appel d’offres national ouvert, publié le 17 octobre 2026 par l’ARMP, est réservé aux entreprises camerounaises. Remise des plis: 10 novembre 2026 au plus tard.
Sur le terrain, l’objectif est simple: retenir et répartir l’eau. Le marché comprend la construction de digues, de prises d’eau, de canaux d’irrigation et d’ouvrages de drainage, l’aménagement de puits maraîchers, les études d’exécution et la fourniture d’équipements. Le tout est assorti de mesures environnementales et d’un recours à la main-d’œuvre locale via l’approche HIMO (Haute Intensité de Main-d’Œuvre). L’enjeu est de sécuriser l’irrigation en saison des pluies et de lisser le déficit hydrique en saison sèche. L’avis ne précise ni la superficie à aménager ni le nombre d’exploitants bénéficiaires.
Le montage financier est adossé à un prêt du Fonds africain de développement pour le hors-taxes, le PIDACC/BN-Cameroun couvrant la fiscalité. Délai d’exécution: six mois maximum. Moudi n’est qu’un maillon. La composante camerounaise du programme pèse 9,31 milliards de FCFA et vise dix bas-fonds. Quatre autres sites sont déjà en procédure – Tchontchi, Singabé, Bounga et Houla – pour une enveloppe cumulée d’environ 1,17 milliard de FCFA TTC, selon l’ARMP.
Le temps presse. En juin 2026, Yaoundé et l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) ont convenu d’accélérer l’exécution, alors qu’elle plafonnait à 30% au Cameroun et 35% à l’échelle régionale. La clôture du programme est fixée au 31 décembre 2027.





