Littérature: Hemley Boum décroche le Landerneau des lecteurs 2026 pour « Nos vies sauvages »

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L’écrivaine franco-camerounaise Hemley Boum a remporté, le 20 octobre 2026 à Paris, le prix Landerneau des lecteurs pour son roman Nos vies sauvages, paru le 20 août chez Gallimard. Décernée par les Espaces culturels http://E.Leclerc, la distinction s’accompagne de 10 000 euros, soit environ 6,56 millions de FCFA, et d’une mise en avant du livre dans le réseau de l’enseigne. Selon Livres Hebdo, qui rapporte l’information le 21 octobre, elle a devancé Marion Brunet, Ananda Devi et Patrice Jean.

Créé en 2016 à l’initiative de Michel-Édouard Leclerc, le prix distingue chaque année un roman de la rentrée littéraire française. Les libraires des Espaces culturels sélectionnent quatre finalistes, soumis à un jury de 200 lecteurs venus de toute la France; douze d’entre eux, tirés au sort, participent aux délibérations finales, présidées cette année par la romancière et journaliste Adélaïde de Clermont-Tonnerre.

Dans Nos vies sauvages, sixième roman de l’auteure, l’intrigue se déroule dans le Cameroun de 2018, sur fond de répression politique et de contestation du pouvoir. Le récit suit Ndolo Elimbi, avocate emprisonnée pour s’être opposée à un régime autoritaire, autour de laquelle gravitent Zeinabou, commissaire de police, et Enow, opposant contraint à l’exil. Corruption, compromission politique, rapports de pouvoir et place des femmes dans la société camerounaise traversent ces relations. La présidente du jury a salué la capacité de l’auteure « à nous faire réfléchir sur ce qu’est la dictature, ce qu’est la compromission politique », mettant aussi en avant les histoires d’amour et de trahison ainsi que les portraits féminins du roman.

Née en 1973 à Douala, Hemley Boum publie son premier roman, Le Clan des femmes, en 2010, avant Si d’aimer… en 2012 et Les Maquisards en 2015, saga familiale en pays bassa consacrée à la lutte pour l’indépendance du Cameroun, récompensée par le Grand prix littéraire d’Afrique noire puis le prix Les Afriques en 2016. Son quatrième roman, Les jours viennent et passent (Gallimard, 2019), retrace les destins de trois générations de femmes et obtient le prix Ahmadou-Kourouma en 2020. Quant à son cinquième, Le Rêve du pêcheur (2024), il lui vaut la première édition du prix littéraire des Sciences Po cette année-là, puis, en 2025, le Grand prix Afrique de l’Association des écrivains de langue française et le prix des Cinq Continents de la Francophonie, remis le 20 mars 2025 à Paris.

Après 2024 et 2025, le Landerneau 2026 ajoute une nouvelle ligne à un palmarès déjà dense  et installe un peu plus Nos vies sauvages dans les librairies françaises à l’approche des fêtes, avec l’effet de levier des Espaces culturels Leclerc.

 

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