La Gendarmerie nationale a certifié 73 personnels en maintenance des systèmes d’information et de communication le 11 septembre 2026 à Yaoundé, tandis que l’ANTIC annonce avoir traité 32 500 réquisitions judiciaires en 2025, un volume en hausse de 30 % sur un an.
L’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC) indique avoir traité 32 500 réquisitions judiciaires en 2025, contre environ 25 000 en 2024. Cette progression de 30 % ne signifie pas à elle seule que la cybercriminalité a augmenté dans les mêmes proportions : elle mesure l’activité de l’agence et peut aussi refléter un recours accru des autorités judiciaires à ses capacités techniques. Depuis janvier 2024, l’ANTIC dit par ailleurs avoir détecté 8 502 vulnérabilités, produit 206 rapports d’authentification de preuves numériques et identifié près de 8 500 faux comptes en ligne, dont 6 416 supprimés avec le concours de Facebook et TikTok.
C’est dans ce contexte que les 73 lauréats ont suivi 600 heures d’enseignement en trois mois, sanctionnées par le Certificat d’aptitude technique n°2, option maintenance des systèmes d’information et de communication. Le capitaine Suzanne Mayeu, responsable de la formation, a annoncé un taux de réussite de 100 %. « Nous avons beaucoup appris sur la traque des cybercriminels où qu’ils se cachent », a déclaré le gendarme major Arnaud Jorel Nnomo, premier de la promotion. La cérémonie était présidée par le général de brigade Pierre Louba Zal, représentant le secrétaire d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie.
Pour accompagner cet effort, le Centre de réponse aux incidents informatiques de l’ANTIC a reçu en janvier 2026 des serveurs, plateformes d’investigation et outils de détection d’une valeur supérieure à 735 millions de FCFA, acquis via le Projet d’accélération de la transformation numérique financé par la Banque mondiale. Le centre analyse environ 200 gigaoctets de données par jour, selon l’agence.
La Gendarmerie ne précise toutefois ni le coût de la formation, ni les équipements attribués aux nouveaux certifiés, ni leurs unités d’affectation. Le taux de réussite de 100 % mesure l’obtention du certificat ; il ne permet pas encore d’évaluer l’effet opérationnel de ces compétences sur les enquêtes, les délais d’exploitation des preuves numériques ou les procédures judiciaires à venir.





