Le bloc d’opposition de centre gauche en Suède a remporté 176 sièges aux élections législatives de dimanche, tandis que la coalition de droite au pouvoir en a obtenu 173, a annoncé jeudi la commission électorale suédoise à l’issue du dépouillement.
Ce résultat ouvre la voie à une alternance, la dirigeante du Parti social-démocrate, Magdalena Andersson, étant appelée à redevenir Première ministre après quatre années passées dans l’opposition.
L’ensemble des suffrages pour les 349 sièges du Parlement a désormais été comptabilisé, même si le résultat reste soumis à une certification officielle qui devrait aboutir dans les prochains jours.
Le Premier ministre conservateur sortant Ulf Kristersson, qui a axé sa campagne autour des problématiques migratoires, n’a pas encore réagi au résultat final mais sa démission devrait être annoncée rapidement, rapporte la chaîne de télévision suédoise SVT.
Autrefois terre d’accueil, la Suède a fermé ses frontières au cours de la dernière décennie et adopté une politique migratoire plus sévère, un choix assumé de la droite au pouvoir à Stockholm qui briguait un deuxième mandat de suite.
Si cette tendance est le reflet de celle qu’on observe sur l’ensemble du continent européen, la Suède a opéré l’un des revirements les plus radicaux en matière d’immigration, une politique promue par la coalition minoritaire sortante afin de regagner en popularité.
Élu en 2022 grâce à ses promesses de réduire l’immigration et la criminalité en Suède, le Premier ministre Ulf Kristersson a considérablement limité l’accueil des demandeurs d’asile et propose, depuis le début de l’année, jusqu’à 350.000 couronnes suédoises (31.000 euros) aux titulaires non-européens d’un titre de séjour pour qu’ils quittent le pays.
CTV Info avec Reuters





