L’équipe de France s’est inclinée face à l’Espagne (2-0), mardi à Dallas, sans parvenir à mettre réellement en difficulté les champions d’Europe en titre, et ne disputera pas de troisième finale consécutive en Coupe du monde.

L’équipe de France a été logiquement battue par l’Espagne (2-0), qu’elle n’est jamais parvenue à mettre réellement en danger, mardi à Dallas, et voit sa quête d’un troisième sacre en Coupe du monde s’arrêter aux portes de la finale.
Mikel Oyarzabal a ouvert le score sur penalty (22e) puis Pedro Porro a doublé la mise juste avant l’heure de jeu (58e).

L’Espagne jouera dimanche à New York (19h00 GMT) sa deuxième finale de Coupe du monde, seize ans après l’unique titre mondial de son histoire, face au vainqueur d’Angleterre-Argentine prévu mercredi à Atlanta (19h00 GMT).
Alors qu’elle ambitionnait de disputer une troisième finale consécutive en Coupe du monde, la France défiera samedi à Miami (21h00 GMT), lors du match pour la troisième place, le vaincu de la seconde demi-finale.

« Évidemment, il y a beaucoup de déception », a réagi le sélectionneur, Didier Deschamps, sur M6. « Les joueurs sont anéantis parce qu’on avait beaucoup d’ambition, même s’il faut reconnaître qu’on a été un ton en-dessous sur le plan technique face à une équipe qui a bien maîtrisé son sujet.
« La déception est là, elle est forte parce que c’est une Coupe du monde », a-t-il ajouté.
Déjà défaits par la « Roja » dans le dernier carré de l’Euro 2024 (2-1) puis de la Ligue des nations 2025 (5-4), les Bleus n’ont pas réussi grand chose mardi soir pour que le résultat soit différent sur la plus grande scène mondiale.

Souvent privés du ballon (44% de possession), ils ont vécu une première période cauchemardesque.
Mikel Oyarzabal a d’abord transformé un penalty concédé par Lucas Digne, qui a heurté Lamine Yamal en tentant de dégager le ballon dans sa surface de réparation.
Puis huit minutes plus tard, le défenseur central tricolore William Saliba, blessé, a été contraint de céder sa place à Maxence Lacroix (30e).
L’écart au score aurait pu être encore plus important à la mi-temps sans un sauvetage de Dayot Upamecano devant Lamine Yamal à la suite d’un mouvement collectif brillant réalisé par les champions d’Europe en titre (38e).
UNE ATTAQUE MUETTE POUR LA PREMIÈRE FOIS DANS LE TOURNOI
Face à la meilleure défense de la compétition (un but encaissé), l’attaque française a eu très peu d’opportunités à se mettre sous la dent.
Cela a davantage été lié au déchet technique d’Ousmane Dembélé et de Michael Olise qu’au choix de Didier Deschamps de préférer Bradley Barcola à Désiré Doué sur l’aile gauche.
Le sélectionneur tricolore a également été poussé à remplacer Adrien Rabiot par Manu Koné à la mi-temps alors que le milieu de terrain de l’AC Milan, auteur d’une bonne première période, était sous la menace d’une expulsion après avoir reçu un carton jaune dès la huitième minute.
Rien n’a réellement changé, après la pause: l’Espagne a mieux redémarré, à l’image d’une frappe de peu au-dessus de Mikel Oyarzabal (52e), six minutes avant que la Roja ne parvienne à faire le break grâce à Pedro Porro. Le latéral droit espagnol s’est retrouvé seul dans la surface pour ajuster Mike Maignan à la suite d’un magnifique une-deux avec Dani Olmo.
C’est seulement dos au mur que les Bleus ont tenté de réagir, principalement sous l’impulsion de Kylian Mbappé.
Le co-meilleur buteur du Mondial, à égalité avec l’Argentin Lionel Messi (8 buts), a échoué en angle fermé face à Unai Simon (64e), qui est aussi sorti à toute vitesse dans ses pieds pour couper deux situations de contre-attaque (42e, 81e).
Une nouvelle frappe croisée puissante du capitaine tricolore a fait passer un semblant de frayeur dans la défense ibérique (67e).
Le coup franc de Kylian Mbappé à l’entrée de la surface est passé au-dessus de la barre transversale adverse (89e), tandis que la frappe de la dernière chance d’Ousmane Dembélé a été captée par un solide Unai Simon (90e+5).
Malgré leur activité intéressante, les entrées de Désiré Doué (57e) – qui n’a pas réussi à lober le gardien adverse (81e) – et de Rayan Cherki (72e) n’ont pas permis aux Bleus d’éviter une première élimination en demi-finales d’un Mondial depuis 1986.
Après 14 ans en poste, Didier Deschamps dirigera samedi son dernier match à la tête des Bleus. Un jour avant la finale du 19 juillet, date que les Bleus espéraient pour conclure un mandat ponctué d’un titre mondial en 2018 et d’une finale en 2022.
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Jean Terzian)





