Lionel Messi a passé plus de deux décennies à sillonner le football international, affrontant toutes les nations déjà sacrées championnes du monde, à l’exception d’une seule : l’Angleterre.

Cette anomalie prendra fin mercredi, à Atlanta, lorsque l’Argentine affrontera la sélection anglaise en demi-finales de la Coupe du monde. La Fédération argentine de football (AFA) a présenté ce choc sur son site comme « le match que le destin devait à Messi ».
Lionel Messi s’en était approché en novembre 2005, lors d’un match amical disputé à Genève, la dernière confrontation entre les deux équipes. L’Argentine s’était inclinée (3-2), avec un doublé de Michael Owen pour les Three Lions.
Lionel Messi n’avait pas joué, après son expulsion lors de ses débuts internationaux contre la Hongrie quelques mois plus tôt.
« C’est spécial, parce que c’est une grande équipe, une puissance du football, et c’est toujours agréable d’affronter une équipe de ce niveau dans un match comme celui-ci », a-t-il déclaré samedi aux journalistes, après la victoire après prolongation contre la Suisse en quarts de finale (3-1).
« Nous devons récupérer après une série de matches très éprouvants et arriver dans les meilleures conditions possibles pour continuer à être compétitifs », a-t-il ajouté.
L’Argentine a ainsi survécu à un troisième match couperet riche en rebondissements, après deux qualifications difficilement obtenues contre le Cap-Vert et l’Égypte.
Face à la Suisse, Lionel Messi a délivré une passe décisive sur l’ouverture du score d’Alexis Mac Allister, sans toutefois marquer pour la première fois du tournoi.
« L’Angleterre peut prendre l’Argentine de vitesse, mais les Argentins ont ce petit génie, Messi. Ils jouent tous pour lui », a estimé Micah Richards, consultant de la BBC.
Le duel contre l’Angleterre ajoutera un nouveau chapitre à l’une des rivalités les plus fortes du football mondial, marquée par des décennies de drames sportifs et de tensions politiques.
Il offrira aussi à Lionel Messi une place dans une affiche qui a produit certains des souvenirs les plus marquants de l’histoire du football argentin.
(Reportage de Gabriel Araujo ; version française Olivier Cherfan, édité par Vincent Daheron)





