La France éliminée de la Coupe du monde 2026

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Equipe de France

Brillante depuis le début de la Coupe du monde, l’attaque de l’équipe de France a été réduite au silence par l’Espagne (0-2), mardi à Dallas en demi-finales, incapable de trouver la faille face à la meilleure défense du tournoi – la faute à « trop d’approximations techniques », a dit Kylian Mbappé.

Le milieu offensif français Michael Olise lors de la demi-finale de Coupe du monde contre l’Espagne./ Photo prise le 14 juillet/REUTERS/Hannah Mckay.

Le secteur offensif des Bleus a été leur atout principal dans la quête d’une troisième finale mondiale consécutive, avec 16 buts en six matches et une menace protéiforme symbolisée par Kylian Mbappé (8 buts, co-meilleur buteur du tournoi avec l’Argentin Lionel Messi), Ousmane Dembélé (5 buts) et les passes décisives de Michael Olise (5, meilleur passeur du tournoi).

Didier Deschamps, qui avait prévenu avant le match qu’il y aurait face aux Espagnols un « rapport de forces » pour le contrôle du ballon, a déploré des « erreurs techniques » de la part de l’équipe de France.

Football – Coupe du monde de la FIFA 2026 – Demi-finale – France – Espagne – Le Français Digne provoque un penalty face à Lamine Yamal lors de la Coupe du monde, au Dallas Stadium, Arlington, Texas, États-Unis. /Photo prise le 14 juillet 2026/REUTERS/Lee Smith

« On a été un peu en-dessous et moins dangereux offensivement qu’on aurait pu l’être, avec quelques erreurs techniques, des passes qui auraient pu amener des situations, des occasions », a déclaré le sélectionneur tricolore sur M6.

Meilleure défense de la Coupe du monde, avec un seul but encaissé (face à la Belgique, 2-1, en quarts de finale), l’Espagne a su museler les individualités françaises.

Michael Olise et Ousmane Dembélé ont par exemple eu beaucoup de mal à combiner, et Kylian Mbappé, plutôt en jambes, a parfois semblé seul à tenter de sortir son équipe de l’ornière.

« Il y a eu trop d’approximations techniques », a déclaré le capitaine français sur M6. « Sur des récupérations hautes, techniquement, les premières passes, les premières touches n’étaient pas dignes d’une demi-finale de Coupe du monde ».

« BATTUS PAR NOUS-MÊMES »

Au bout du compte, selon Didier Deschamps, les Bleus n’ont pas réussi à « créer plus de problèmes » à l’Espagne, qui les avait déjà battus il y a deux ans en demi-finales du Championnat d’Europe (2-1) avant de remporter le titre continental.

« L’adversaire nous en a empêchés, parce qu’on avait moins de justesse technique, peut-être moins de jus aussi », a poursuivi le sélectionneur. « On n’a pas pu, comme on l’aurait voulu, leur créer plus de problèmes offensifs. »

Les entrées en seconde période de Désiré Doué, à la place de Bradley Barcola (57e), et de Rayan Cherki, pour suppléer Michael Olise (72e), ont été intéressantes, mais sûrement mues par l’énergie du désespoir.

« Je ne pense pas que ce soit dû à l’adversaire », a estimé Rayan Cherki sur BeIN Sports. « Ils ne mettaient pas une pression folle non plus, il y avait parfois le temps de jouer, de construire les choses. Peut-être qu’on a mal géré nos émotions. »

« C’est super dur parce qu’on avait tout pour aller au bout », a-t-il dit par ailleurs au micro de M6. « Pour être franc, toutes les équipes avaient peur de nous et aujourd’hui, la seule équipe qui nous a battus, c’est nous-mêmes ».

Les Bleus avaient marqué au moins un but lors de leurs 19 matchs précédents, toutes compétitions confondues. Il fallait remonter au 20 mars 2025, contre la Croatie en Ligue des nations (0-2), pour trouver trace d’une attaque française muette.

« On aurait dû mieux faire sur certaines phases », a analysé sur M6 le défenseur central Maxence Lacroix, qui a remplacé William Saliba, blessé, avant la demi-heure de jeu. « Avec le ballon, on aurait dû mieux faire, on a loupé le dernier geste ».

Les Bleus auront une chance de rebondir, samedi à Miami (21h00 GMT), lors du match pour la troisième place, face au vaincu de la seconde demi-finale qui oppose mercredi l’Angleterre et l’Argentine. L’occasion, aussi, d’offrir un podium à Didier Deschamps pour son ultime match sur le banc.

(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Jean Terzian)

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