Trois soldats sud-coréens ont été blessés lundi par l’explosion d’une mine antipersonnel dans le secteur ouest de la zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées, a annoncé l’état-major interarmées sud-coréen (JCS). L’explosion s’est produite alors que les militaires participaient à une opération de déminage d’un itinéraire de patrouille, au sud de la ligne de démarcation militaire (MDL), à l’intérieur de la DMZ.
Deux des soldats ont été évacués par hélicoptère. Le troisième, ainsi que d’autres personnes ayant pris part à l’opération, étaient en cours de transfert vers un hôpital pour des examens médicaux, a précisé le JCS dans un communiqué, sans donner de détails sur leur état de santé.
Le président sud-coréen Lee Jae-myung a déclaré dans un message publié sur X que l’explosion avait été provoquée par une mine terrestre pendant que les soldats déminaient un itinéraire de patrouille dans la DMZ. Il n’a pas apporté d’éléments supplémentaires sur l’origine de l’engin.
La DMZ, longue d’environ 250 kilomètres et large de quatre kilomètres, a été établie par l’armistice signé le 27 juillet 1953, qui a mis fin aux combats de la guerre de Corée (1950-1953) sans qu’un traité de paix ne soit conclu. Les deux Corées sont donc toujours techniquement en guerre. La ligne de démarcation militaire sépare les deux pays à l’intérieur de cette zone, l’une des frontières les plus militarisées au monde.
Les explosions de mines et les engins non explosés constituent un danger récurrent dans la DMZ et à ses abords, où ils blessent régulièrement des militaires des deux camps. Selon des médias sud-coréens, les forces nord-coréennes ont entrepris depuis mars des travaux de fortification près de la frontière, notamment en posant des mines et en construisant des clôtures.
Au début du mois de septembre, le député sud-coréen Yu Yong-weon a affirmé que des champs de mines et d’autres installations nord-coréennes dépassaient la ligne de démarcation militaire d’environ 10 à 15 mètres en six endroits du secteur ouest de la DMZ.
CTV Info avec Reuters





