Le ministère pakistanais de l’Information a annoncé lundi que 28 « terroristes » et kamikazes avaient été tués lors de frappes aériennes visant trois cibles en Afghanistan. Le communiqué ne précise ni la localisation exacte des cibles, ni la date précise des frappes, ni l’identité des personnes tuées.
Islamabad accuse les talibans de laisser le territoire afghan servir de base arrière au Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), un mouvement armé pakistanais distinct des taliban afghans mais idéologiquement proche, et à l’État islamique (EI), notamment sa branche régionale EI-Khorasan. Selon le Pakistan, ces groupes y préparent et lancent des attaques contre son territoire.
Kaboul dément toutefois que l’Afghanistan serve de sanctuaire aux groupes armés hostiles au Pakistan et estime que la lutte d’Islamabad contre ces mouvements relève d’un problème interne pakistanais.
Le Pakistan et l’Afghanistan partagent une frontière d’environ 2 600 kilomètres, la ligne Durand, que Kaboul ne reconnaît pas. Les frappes aériennes pakistanaises en territoire afghan ont déjà alimenté les tensions entre les deux pays et ont été dénoncées par les autorités afghanes comme des violations de leur souveraineté.
Le Pakistan a longtemps été le principal allié des talibans afghans, qu’il a soutenus au début des années 1990 pour obtenir une « profondeur stratégique » face à l’Inde, son rival régional.
Mais, les relations entre Islamabad et Kaboul se sont fortement détériorées au cours de l’année écoulée. Fin février, le Pakistan s’est déclaré en « guerre ouverte » contre les talibans afghans.
CTV Info avec Reuters





