Lors de son discours de clôture des universités d’été de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a affiché son optimiste sur ses chances de victoire à l’élection présidentielle française de 2027.
Jean-Luc Mélenchon, qui a plaidé pour un « Etat écologique » ce dimanche lors de son discours de clôture des universités d’été de La France insoumise, a appelé de ses voeux une « rupture programmatique nette et claire » face à un « monde en train de prendre fin ».
Alors que les Ecologistes s’interrogent et se divisent sur l’opportunité de se ranger derrière le chef de file des Insoumis pour l’élection présidentielle des 18 avril et 2 mai 2027, Jean-Luc Mélenchon a jugé « vital de tout changer dans nos manières de vivre, de produire et d’échanger », sous les applaudissements d’une assistance de plusieurs milliers de personnes venues l’écouter à Châteauneuf-sur-Isère, dans la Drôme.
« La pratique de la planification écologique n’est plus seulement une ardente obligation, c’est devenu une exigence de survie », a déclaré l’ancien sénateur socialiste, détaillant son « projet central » d’écorégions visant à « maîtriser les cycles longs du vivant » et s’émanciper « de la dictature du temps court, de l’actionnariat et son appétit de profits immédiats ».
« La victoire est possible car des millions de personnes savent que tout un monde est en train de prendre fin », a ajouté le leader insoumis, assurant que LFI était « prête à gouverner dès 2027 » face aux incendies et au dérèglement du climat tout en exprimant son « dégoût face à l’inaction » du gouvernement.
« C’est nous les gens sérieux et responsables, c’est eux les incapables, la ruine, la pagaille », a poursuivi Jean-Luc Mélenchon, promettant de censurer « une fois de plus » le gouvernement sur son prochain budget de « coupes rases », réponse à l’appel lancé aux élus par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour que la loi de finances soit votée cette année, sous peine de « désordre ».
Officiellement candidat depuis le 3 mai, sa quatrième participation à la présidentielle, le leader insoumis est entré tôt en campagne, s’installant en tête des candidats potentiels ou déclarés à gauche, et se voit crédité par les sondages, dans certaines configurations, d’une place au second tour.
Se défendant d’être un homme providentiel et prônant l' »unité populaire », opposant le « tous ensemble » au « chacun pour soi », il a jugé que la France serait « au pied du mur en 2027, dans chaque bureau de vote, dans chaque conscience ».
« Notre victoire ne sera pas seulement une vitoire politique mais un jour nouveau sur le monde qui est attendu de la France », a conclu le leader insoumis avant d’entonner La Marseillaise et l’Internationale.
CTV Info avec Reuters





