Deux élections régionales en Allemagne

Partager sur:

L’Allemand Merz fait campagne à Berlin en faveur de Stefan Evers, tête de liste de son parti pour les élections régionales à Berlin
Le chancelier allemand et président de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), Friedrich Merz, prend la parole lors d’un meeting électoral organisé par la CDU en faveur de Stefan Evers, tête de liste de son parti, avant les élections régionales à Berlin, en Allemagne, le 17 septembre 2026. REUTERS/Fabrizio Bensch

Les électeurs allemands sont appelés aux urnes dimanche à l’occasion de deux élections régionales qui devraient accentuer la pression sur le chancelier Friedrich Merz, dont l’avenir est incertain depuis le triomphe de l’extrême droite lors d’un autre scrutin régional ce mois-ci.

Les élections régionales ne suscitent généralement pas beaucoup d’intérêt en dehors de l’Allemagne, mais les scrutins organisés en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, un Land rural de l’ancienne Allemagne de l’Est, et à Berlin, la capitale, interviennent après le triomphe de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) en Saxe-Anhalt le 6 septembre, une victoire qui a provoqué une onde de choc en Europe.

Les sondages indiquent qu’il y a peu de chances que l’AfD réitère son exploit lors de l’un ou l’autre des votes qui se dérouleront dimanche.

Ces deux scrutins devraient toutefois mettre en évidence les progrès considérables que le parti d’extrême droite a réalisés ces dernières années et soulever de nouvelles questions quant à la stratégie dite du « pare-feu », en vertu de laquelle les grands partis refusent de conclure des accords de coalition avec l’AfD.

Pour Friedrich Merz, dont la cote de popularité a chuté jusqu’à 14% selon les derniers sondages, le résultat enregistré au début du mois par l’AfD est le dernier d’une série de revers.

Elu l’année dernière sur la promesse de réformes ambitieuses visant à relancer l’économie allemande en stagnation, le chef des chrétiens-démocrates de la CDU a eu du mal à convaincre des électeurs sceptiques, aggravant le mécontentement suscité par des réformes impopulaires en matière de retraites, de fiscalité et de santé.

La désillusion à l’égard de son gouvernement a pesé sur les campagnes électorales tant en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale qu’à Berlin, où les électeurs se sont concentrés sur des enjeux tels que la hausse des coûts de l’énergie et du logement.

La flambée des prix des carburants, particulièrement ressentie dans un Land comme le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale où beaucoup dépendent de la voiture pour se déplacer, a poussé le chancelier conservateur à convenir de mesures d’allègement avec ses partenaires de coalition sociaux-démocrates (SPD).

Un sondage a montré vendredi que le SPD regagnait du terrain face à l’Afd dans ce Land, les sociaux-démocrates étant crédités de 37% des voix contre 36% pour le parti d’extrême droite.

A Berlin, un sondage montre que le parti de gauche Die Linke (22%) devance désormais la CDU (20%), menaçant ainsi l’emprise des conservateurs sur la mairie dans une campagne dominée par la question du logement.

CTV Info avec Reuters

Ces articles peuvent aussi vous intéresser

Nouvelles élections régionales en Allemagne

Le chancelier allemand Friedrich Merz va devoir compter sur la très populaire ministre-présidente de centre-gauche de Mecklembourg-Poméranie occidentale pour tenir l’extrême droite à distance lors des élections régionales du Land

Retour en haut