Andy Burnham, Premier ministre britannique

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Andy Burnham, s’adresse aux membres et aux sympathisants du Parti travailliste après avoir remporté l’élection partielle de Makerfield
Andy Burnham s’adresse aux membres et aux sympathisants du Parti travailliste après avoir remporté l’élection partielle de Makerfield, à Ashton-in-Makerfield, en Grande-Bretagne. /Photo prise le 19 juin 2026/REUTERS/Temilade Adelaja

Andy Burnham, futur Premier ministre britannique, s’est engagé lundi à opérer un changement radical dans la vie politique du pays en accordant davantage de pouvoirs aux régions et en privilégiant la collaboration plutôt que la confrontation, dans le cadre d’un programme décennal visant à stimuler une croissance économique « qualitative ».

Dans un discours prononcé au People’s History Museum de Manchester, l’ancien maire du Grand Manchester a fourni des précisions sur ses intentions s’il devient, comme attendu, le septième Premier ministre britannique en une décennie le 20 juillet.

Promettant le « plus grand rééquilibrage des pouvoirs » de l’histoire de la Grande-Bretagne, Andy Burnham s’est engagé à faire construire davantage de logements sociaux, à donner aux collectivités locales plus de contrôle sur l’eau et les autres services publics, et à s’attaquer au coût de la vie tout en respectant les règles budgétaires du gouvernement actuel.

Acclamé par l’audience, il a dit vouloir s’inspirer de son expérience en tant que maire du Grand Manchester, où il a sollicité les entreprises, les élus locaux et les associations pour mener à bien ses politiques.

Faisant une allusion explicite au Premier ministre Keir Starmer, qui a annoncé sa démission la semaine dernière, il a promis de rompre avec le « statu quo » qui ne peut pas permettre selon lui d’améliorer le niveau de vie d’une grande partie de la population.

« Je vais apporter à la Grande-Bretagne le changement radical dont elle a besoin », a-t-il dit, alors que le Labour est confronté à la montée en puissance du parti populiste Reform UK de Nigel Farage.

Ce discours n’a pas convaincu ses opposants qui, du Parti conservateur à Reform UK, ont critiqué de grandes déclarations d’intention dépourvues d’éléments concrets.

(Reportage d’Andy Bruce et Elizabeth Piper ; version française Tangi Salaün, édité par Sophie Louet)

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