14 502 agents recenseurs impayés et 7 000 plaintes en instance : la Banque mondiale demande d’accélérer

Partager sur:

IMG_3638

Plus de trois semaines après la fin du dénombrement, 14 502 agents attendent encore leur rémunération et près de 7 000 plaintes restent en instance. Une mission d’appui de la Banque mondiale demande d’accélérer les paiements, tout en veillant au respect des procédures financières.

Au Cameroun, 14 502 agents mobilisés pour le quatrième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) et le Recensement général de l’agriculture et de l’élevage (RGAE) n’ont toujours pas perçu leur rémunération, plus de trois semaines après la clôture officielle des opérations de dénombrement, le 15 septembre 2026. Cette situation a été portée à l’attention d’une mission d’appui de la Banque mondiale au Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA), selon une communication publiée par le projet le 7 octobre. Outre les rémunérations impayées, près de 7 000 plaintes demeurent en instance au niveau du projet, sans que leur nature ni leur lien direct avec les paiements des agents soient précisés.

Réunis au Bureau central des recensements et des études de population (BUCREP), les représentants de la mission et les coordinations nationales des deux recensements ont consacré près de quatre heures à l’examen des difficultés rencontrées. Pour débloquer la situation, la mission a recommandé à HISWACA de transmettre sans délai aux deux coordinations nationales une note détaillant les documents nécessaires au traitement des paiements en attente. Les responsables du RGPH et du RGAE devront constituer des dossiers conformes, à partir de listes d’agents préalablement vérifiées et validées, avant leur transmission au projet. L’équipe de la Banque mondiale a insisté sur le respect des procédures afin d’éviter que certaines dépenses soient rejetées ou déclarées inéligibles au financement.

Cette situation intervient après plusieurs mois de mobilisation pour les deux recensements, dont la collecte avait commencé le 24 avril 2026. Initialement prévue pour cinq semaines, l’opération avait été prolongée à deux reprises avant de prendre officiellement fin le 15 septembre. Le communiqué ne précise ni le montant total des rémunérations restant à verser, ni leur répartition entre les deux recensements, ni le calendrier envisagé pour régler les agents concernés. La régularisation des rémunérations dépend ainsi de la capacité des différentes structures à produire les justificatifs exigés, sans que l’origine exacte des retards ni le niveau du circuit administratif où se situent les principaux blocages ne soient établis.

La mission de la Banque mondiale s’est également intéressée aux grandes opérations statistiques financées par HISWACA et exécutées par l’Institut national de la statistique (INS). La septième Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS7) a achevé sa collecte auprès de 15 610 ménages, y compris dans les camps de réfugiés, et la publication de ses résultats est annoncée d’ici la fin de l’année 2026. La sixième Enquête camerounaise auprès des ménages (ECAM6) devait entamer le 5 octobre la première de ses trois vagues de collecte, tandis que le troisième Recensement général des entreprises (RGE3) prévoit une formation des formateurs en octobre, suivie d’une collecte du 1er novembre au 31 décembre. La sixième Enquête démographique et de santé du Cameroun (EDSC-VI), programmée pour 2027, est également en préparation.

À court terme, la régularisation des 14 502 agents impayés et le traitement des quelque 7 000 plaintes en instance restent les deux priorités immédiates identifiées par le projet HISWACA.

Ces articles peuvent aussi vous intéresser

Défiler vers le haut