Ryad a sollicité l’aide militaire des États-Unis contre les Houthis – sources

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PHOTO D’ARCHIVES : Le président américain Donald Trump rencontre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à la Maison-Blanche à Washington
PHOTO D’ARCHIVES : Le président américain Donald Trump et le prince héritier et Premier ministre saoudien Mohammed ben Salmane se tiennent la main lors d’une réunion dans le Bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, D.C., États-Unis, le 18 novembre 2025. REUTERS/Evelyn Hockstein/File Photo

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a sollicité jeudi l’appui de Donald Trump dans le conflit qui oppose le royaume aux Houthis pro-iraniens, ont indiqué vendredi deux sources informées des discussions, alors que les combattants yéménites menacent de prendre le contrôle de Bab el-Mandeb.

Le président américain a eu au moins deux entretiens téléphoniques avec le dirigeant saoudien jeudi, ont rapporté ces sources, confirmant une information d’Axios.

Finalement, Washington a fait savoir à Ryad qu’il n’était pas disposé à mener une action militaire directe pour l’instant, mais qu’il apporterait son aide en matière de partage de renseignements et de ciblage, ont-elles précisé.

La Maison Blanche n’a pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires. L’ambassade d’Arabie saoudite à Washington a refusé de s’exprimer.

L’amiral Brad Cooper, commandant du Commandement central américain, s’est rendu en Arabie saoudite jeudi pour des entretiens, a dit l’une des sources.

Le contrôle par les Houthis du détroit de Bab el-Mandeb, en mer Rouge, pourrait conférer à leur allié iranien un avantage décisif dans sa guerre contre les États-Unis, en réduisant les approvisionnements via un deuxième axe de transit majeur et en provoquant une flambée des prix du pétrole.

L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, se repose sur les voies de la mer Rouge depuis que le conflit avec l’Iran a de fait fermé le détroit d’Ormuz, par lequel transitait auparavant un cinquième du pétrole mondial.

En juillet, les Houthis avaient déclaré que leurs forces avaient affronté des « avions de combat » saoudiens qui tentaient d’empêcher un avion civil iranien d’atterrir à l’aéroport international de Sanaa.

A l’époque, l’Arabie saoudite avait assuré aux États-Unis qu’elle pouvait combattre les Houthis seule et avait insisté auprès de Washington pour que le conflit ne s’aggrave pas. Les responsables saoudiens avaient exhorté leurs homologues américains à accroître la pression économique sur l’Iran.

CTV Info avec Reuters

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