Vingt personnes, dont trois enfants, ont été tuées samedi 10 octobre 2026 dans une attaque russe contre Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine. Le bombardement ravive les tensions entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump, après l’annonce d’un accord assouplissant les sanctions sur les exportations de diesel russe.
Le bilan est lourd. Une frappe russe a réduit une partie d’un immeuble résidentiel en ruines à Zaporijjia, faisant également 18 blessés. Les secours ont fouillé les décombres pour retrouver des survivants. Située à moins de 30 kilomètres de la ligne de front, cette ville industrielle est régulièrement visée par les bombardements.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a vivement dénoncé l’attaque, qu’il associe à la décision américaine d’alléger les sanctions sur le diesel russe.
Donald Trump lui a rétorqué qu’il devrait cesser les frappes contre les raffineries russes, allant jusqu’à appeler l’Ukraine à se trouver un dirigeant capable de conclure un accord.
Cette passe d’armes intervient dans un contexte de multiplication des attaques meurtrières. Selon les autorités ukrainiennes, près de 80 civils ont été tués mercredi et jeudi dans plusieurs frappes russes, notamment à Kramatorsk et à Pryluky.
À Kyiv, une attaque de missile contre un restaurant a également fait sept blessés samedi, tandis que des bombardements ont provoqué des coupures d’électricité et perturbé le métro.
L’accord sur le diesel suscite l’inquiétude de Kyiv
L’annonce de Donald Trump, motivée notamment par la hausse des prix des carburants, a pris les autorités ukrainiennes par surprise. Kyiv réclame au contraire une pression accrue sur Moscou pour obtenir de véritables négociations de paix.
Ces développements surviennent après des discussions entre responsables ukrainiens, européens et américains à Miami. De son côté, le président russe Vladimir Poutine a estimé qu’une reprise immédiate des pourparlers était peu probable, évoquant les attaques ukrainiennes de drones contre Moscou.
La guerre, qui se poursuit depuis plus de quatre ans, reste ainsi marquée par une escalade militaire et des désaccords diplomatiques. Alors que les civils continuent de payer un lourd tribut, les perspectives d’un règlement demeurent incertaines.
CTV Info avec Reuters





