Sud-Liban : Quatre morts dans des frappes israéliennes, une trêve déjà mise à mal

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De la fumée s’élève dans le sud du Liban à la suite d’une frappe israélienne à Arab Salim,
De la fumée s’élève dans le sud du Liban à la suite d’une frappe israélienne à Arab Salim, au Liban, le 6 septembre 2026. Photo prise avec un téléphone portable. REUTERS/Ali Hankir

Les raids aériens de l’armée israélienne ont coûté la vie à quatre civils, dont deux femmes, ce dimanche 6 septembre dans le sud du Liban. Présentées comme une riposte à une attaque de drones du Hezbollah, ces frappes interviennent alors qu’un cessez-le-feu fragile, conclu en juin sous l’égide des États-Unis, est régulièrement violé.

L’armée israélienne a mené, dans la matinée du dimanche 6 septembre, une série de frappes aériennes dans le sud du Liban, faisant au moins quatre morts et vingt blessés, selon un bilan provisoire du ministère libanais de la Santé. Parmi les victimes figurent deux femmes tuées dans la localité d’Arab Salim, tandis que deux autres personnes ont péri à Nabatiyé el-Faouqa, une ville voisine.

Une riposte à une attaque de drones

L’état-major israélien a justifié ces frappes en les présentant comme des représailles au lancement de deux drones explosifs par le Hezbollah contre ses soldats déployés dans la « zone de sécurité » qu’il occupe dans le sud du Liban.

L’armée israélienne a affirmé avoir abattu l’un des drones, et qu’aucun de ses soldats n’a été blessé dans cette attaque. Elle a dénoncé une « violation flagrante » de l’accord de cessez-le-feu.

Le Hezbollah, mouvement chiite armé soutenu par l’Iran, n’a pas immédiatement revendiqué cette attaque de drones.

Des frappes meurtrières et un hôpital détruit

À Arab Salim, une trentaine de minutes après qu’un ordre d’évacuation a été lancé par l’armée israélienne visant un bâtiment qu’elle accusait d’être utilisé par le Hezbollah, une frappe a touché une villa de trois étages.

Deux femmes ont été tuées et six autres personnes, dont deux fillettes, ont été blessées.

À Nabatiyé el-Faouqa, une frappe a rasé l’ancien hôpital Ghandour, un établissement de quatre étages fermé depuis plusieurs années en raison de la crise financière. C’est la première fois depuis 2023 qu’Israël détruit un hôpital au Liban, selon le journal L’Orient Today. D’autres frappes ont visé les localités de Kfar Rumman et le quartier d’al-Rahbat à Nabatiyé, faisant plusieurs blessés, dont des femmes et des enfants.

Un cessez-le-feu constamment mis à l’épreuve

Malgré un cessez-le-feu annoncé en juin sous la médiation des États-Unis, l’armée israélienne reste déployée dans une zone tampon d’une dizaine de kilomètres de profondeur qu’elle considère comme une « zone de sécurité ».

Les affrontements ont certes diminué en intensité, mais les opérations militaires sporadiques se poursuivent.

Ce nouveau bilan alourdit encore le lourd tribut payé par le Liban depuis le début du conflit. Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 4 358 personnes ont été tuées et plus de 12 359 blessées dans les attaques israéliennes depuis le 2 mars.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans cette guerre régionale en soutien à l’Iran, rejette les négociations directes engagées par le gouvernement libanais avec Israël sous l’égide des États-Unis.

CTV avec Reuters

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