Choléra au Cameroun : 2 903 cas et 84 décès, une létalité de 2,89 % malgré les progrès à Minawao

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Malgré une baisse d’environ un tiers des nouveaux cas dans le camp de réfugiés de Minawao, le Cameroun affiche un taux de létalité de 2,89 % à l’échelle nationale, bien au-dessus de la référence de moins de 1 % fixée par l’OMS. International Medical Corps appelle à poursuivre les efforts, alors que 2 903 cas et 84 décès ont été recensés dans 13 districts de santé.

Selon un rapport de situation publié le 6 octobre 2026 par International Medical Corps (IMC), la lutte contre le choléra enregistre des progrès notables dans le camp de réfugiés de Minawao, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, avec une diminution d’environ un tiers des nouveaux cas par rapport à deux semaines auparavant. Au 5 octobre, 459 cas et quatre décès y avaient été enregistrés, tandis que 454 patients étaient guéris et un seul restait sous observation. L’organisation humanitaire a porté à 65 lits la capacité de l’unité de traitement, formé 105 agents de santé et sensibilisé en moyenne 6 478 personnes par jour aux mesures d’hygiène et à la consommation d’eau potable.

Toutefois, à l’échelle nationale, la maladie reste préoccupante : le Cameroun totalise 2 903 cas et 84 décès dans 13 districts de santé, avec un taux de létalité de 2,89 %, soit près de trois fois le seuil de référence de moins de 1 % fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les centres de traitement. Ce chiffre, qui ne porte pas exactement sur le même périmètre que la référence de l’OMS, ne permet pas à lui seul d’évaluer la qualité des soins, mais traduit la persistance de l’épidémie. À Minawao, qui accueille plus de 81 000 réfugiés, soit environ 325 % de sa capacité initiale, plusieurs facteurs continuent de favoriser la transmission : difficultés d’accès à l’eau potable, infrastructures d’assainissement insuffisantes, fortes pluies et fermeture de puits contaminés sans solution de remplacement immédiate.

Pour limiter la propagation, International Medical Corps souligne la nécessité de poursuivre les interventions sanitaires et d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, en coordination avec les autorités camerounaises, les agences des Nations unies et les organisations humanitaires. Ces efforts s’inscrivent dans les recommandations de l’OMS, qui privilégie une approche combinant accès rapide aux soins, surveillance épidémiologique, hygiène, assainissement et vaccination orale.

À Minawao, l’unité de traitement du choléra dispose désormais de 65 lits, contre une capacité moindre avant l’intervention d’IMC. Selon l’organisation humanitaire, la poursuite de la riposte dépendra de l’accès à l’eau potable et aux installations d’assainissement dans les zones encore touchées.

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